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Élevage d’un canari à la main. |
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Bien que cette façon de faire ne soit pas recommandée, il arrive parfois que l’on ait pas le choix si un oisillon nous semble particulièrement précieux, si la mère abandonne ses petits ou s’il est arrivé un accident. On peut également désirer élever un oisillon à la main afin de faire en sorte que cet oiseau soit, par la suite, apprivoisé. Un oiseau apprivoisé fascine toujours mes clients. Il faut par contre savoir qu’élever un oiseau à la main est une grande responsabilité et nécessite une attention de tout instant. De plus, un oiseau qui sera apprivoisé, s’il est gardé en liberté dans la maison risque de se blesser, de s’enfuir ou de se faire tuer par un animal domestique. On s’attarde à élever notre canari et souvent, par notre faute il meurt suite à un accident. Suite à un incident de la sorte on s’expose à un déchirement et à un sentiment de culpabilité qui nous affectera pendant quelques jours. Donc si vous désirez vous lancer dans l’aventure, soyez sérieux et attendez-vous à quelques sacrifices. Je décrirai ici ma méthode pour élever un canari à la main. Il y en a peut-être d’autre, mais c’est celle qui marche pour moi. Comme dans bien des cas l’élevage est ‘plastique ’ et peut être adapté en fonction des préférences de chacun.
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Plus l’oiseau est jeune plus il est difficile de mener notre mission à terme. Afin de réussir, certains critères spécifiques doivent être atteints.
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Pour maintenir une température adéquate, il faut garder l’oisillon au chaud dans une cage-hôpital à température contrôlée s’il n’a pas de plume (entre deux et 10 jours). À cet âge il est très vulnérable, car il ne peut pas contrôler sa température que par son flux sanguin. S’il est rouge comme une tomate et le bec ouvert, il a trop chaud s’il est pâle et léthargique il a trop froid. S’il est rouge et a la tête blanche il est mort ou sur le point de mourir. À cet âge il est parfois mieux de la garder un peu plus froid que de le faire cuire. Un oisillon qui a froid rentre comme en hibernation et on peut le récupérer. S’il a trop chaud, il ne peut plus contrôler sa température et il mourra en très peu de temps. On doit garder une certaine humidité également (environ 60 %). Installer un petit plat d’eau avec lui dans sa cage-hôpital pour maintenir l’humidité et l’empêcher de sécher. Quand il a des plumes, on l’enveloppe dans un papier mouchoir ou un papier de toilette et on fait un petit rouleau pas trop serré. Il faut bien placer ses pattes près de son corps pour ne pas qu’il devienne infirme. On le met ensuit dans un petit plat en plastique avec une lampe chauffante dessus. Encore une fois je souligne qu'il faut faire attention de ne pas le tenir trop au chaud. S’il sort de son rouleau de papier, il a peut-être trop chaud. Mais une fois sorti, il ne peut plus y entrer. Donc observez bien votre oisillon pour savoir la distance idéale entre la lampe et son plat de plastique. Une lampe de 40Watts à une distance de 8 à 10 pouces est normalement suffisante. À 12 jours on peut le mettre dans son plat avec seulement deux épaisseurs de papier comme une petite couverture. Il entrera et sortira pour contrôler sa température. |
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| Probiotiques |
Début dinde broyé
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Oeufs cuits brouillés
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Purée d'élevage |
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Pour le nourrir, j’utilise une pâtée que je fabrique moi-même. J’utilise de la purée d’élevage d’oiseau de Hagen, des œufs cuits durs broyés, un peu de moulée début dinde broyée au malaxeur et des probiotiques aviaire (.5 gr/seringue). Je mélange les trois premiers éléments en proportion égale que je dilue dans l’eau. Plus l’oisillon est jeune plus le mélange est liquide. Je mets cette pâtée dans une seringue pour le nourrissage à la main. Quand elle est remplie, je la vide dans mon petit plat qui a servi à faire le mélange afin de m’assurer qu’il n’y a pas de gros morceau qui risque de bloquer ma seringue quand je lui donne à manger. Ceci est particulièrement important, car si la seringue se bloque et qu’en appuyant elle se libère d’un coup, l’oisillon sera aspergé de purée ou il sera étouffé par une dose sous pression ! Donc une fois que le mélange a passé une fois par la seringue je le remets dans celle-ci et je suis certain qu’il passera librement quand je nourris l’oisillon. |
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Quand on sort notre oisillon de son petit lit, le froid enclenche normalement deux stimuli. Le premier c’est de faire une crotte et l’autre c’est d’ouvrir le bec pour se nourrir. C’est la raison pour laquelle il faut sortir l’oisillon de son lit pour lui donner à manger. Quand il a fait sa crotte, on le replace dans son plat et on stimule son bec avec la seringue. Normalement il l’ouvre aussitôt. On vide la seringue dans son bec, pas dans sa gorge. L’oiseau avalera la purée de lui-même. Si vous insérez la seringue directement dans son gosier, vous risquez de l’étouffer ou de trop le nourrir et de faire éclater son jabot. L’oisillon prend la nourriture à son rythme. Quand son jabot est relativement plein, on arrête. Quand l’oisillon fait sa crotte, inspectez là. Elle devrait être ferme et se tenir seule. C’est quelle est enrobée d’une gélatine protéinique qui permet aux parents de la prendre sans qu’elle éclate. Un oisillon en santé fait une belle crotte de forme cylindrique. S’il a la diarrhée, réduisez la quantité d’eau dans la pâtée. Normalement l’usage des probiotiques aviaires évite ce genre de problème. Les probiotiques avaires favorisent également le développement d’une flore intestinale saine et stimulent le système immunitaire, ce processus est normalement accompli par les parents lors de la becqué, ils inoculent leurs jeunes de leurs flores intestinales afin de les protéger contre les attaques pathogènes extérieures. |
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Rouleau
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Rouleau
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Entreposage
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La fréquence de nourrissage varie, mais elle est tout de même flexible. Plus ils sont jeunes plus la fréquence est élevée et moins ils le sont plus elle peut être espacé. Si vous avez déjà élevé des canaris, vous comprendrez le sens de ce que je viens d’écrire. Il y a des parents qui sont très bons nourriciers et dont les jeunes ont toujours le gosier plein et d’autre qui semble conserver leurs jeunes en famine continuelle. Mais dans les deux cas, les petits arrivent à terme. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il ne faut pas que le jeune manque de nourriture, mais, selon moi, ils peuvent adapter la rapidité de leur métabolisme en fonction de plusieurs facteurs. Si vous nourrissez vos oisillons de façon à ce qu’ils n’aient jamais le jabot vide et que la température est optimum, ils grandiront plus vite. S’ils ont relativement froid et que vous espacez le nourrissage (attendez que le jabot soit complètement vide) ils grandiront moins vite. Autre point important, gardez votre seringue pleine de pâtée à côté de votre oisillon, au chaud. De cette façon, la pâtée reste tiède et ne cause pas de choc thermique dans son système digestif. À la vitesse qu’ils mangent, normalement la pâtée n'a pas le temps de fermenter. Ici encore je me permets de vous dire que si vous avez ajouté de bactéries probiotiques dans votre pâtée, celle-ci sera protégée des pathogènes et de la fermentation trop rapide. J’ai personnellement gardé des oisillons dans ma poche chemise au bureau pendant des semaines pour nourrir mes oiseaux à la main. Vous roulez votre oisillon dans un papier mouchoir, vous placer le rouleau avec l’oiseau la tête en haut. Vous placer votre seringue avec un mouchoir au bout ( pour éviter qu’il ne tache votre chemise) dans votre poche avec votre oisillon. De cette façon, vous gardez votre oiseau et sa nourriture au chaud. Il est parfaitement dissimulé et personne ne s’en apercevra. Un conseil, nourrissez le bien avant une réunion importante, car s’il se réveille affamé, au son de votre voix, il commencera à piailler et vous devrez expliquer à vos collègues ce que vous faites avec un oiseau dans votre poche. Cela m’est arrivé une fois et la secrétaire qui s’écrie : ‘Mais il doit s’ennuyer de sa mère ?’ Je lui réponds : ‘il ne s’ennuie de personne… sa mère c’est moi! Et il trouve que je ne m’occupe pas assez de lui…’. Quand l’oiseau a plus de plumes, vers 20 jours environ, il commencera à être un peu plus téméraire et vous poursuivra pour que vous lui donniez à manger. À cet âge il ne voudra pas toujours rester dans votre poche et vous devrez peut-être utiliser un perchoir pour le garder avec vous. J’utilise les perchoirs que j’ai fait faire par Jovaco selon les plans des perchoirs européens. Mais s’il devient trop entreprenant, vous devrez peut-être le mettre en cage. Cela est bien triste mais c’est peut-être votre seul choix si vous travaillez. Sinon, vous pouvez continuer à le nourrir à la main et faire votre compagnon. Lors du sevrage vous devrez l’affamer un peu sinon il quémandera sans arrêt. Alors bonne chance avec vos oiseaux et n’oublier pas que dans cette aventure c’est l’oisillon qui risque le plus. Faites-lui attention et restez fidèle. Sa vie devient votre responsabilité, une lourde responsabilité qui est bien mieux relever par ses propres parents. |
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© Tous droits réservés 2006. Gaétan Simard
CanarisQuébec.com
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