Protocole de recherche sur l’utilisation des probiotiques
chez les animaux de compagnie
1 - Résumé synoptique du protocole
L'objectif principal de l'étude est la vérification de l'efficacité de l'utilisation de ferments lactiques dans l'alimentation animale, plus spécifiquement sur des produits développés spécialement pour une utilisation domestique chez les animaux de compagnie.
Trois groupes d'animaux domestiques sont ciblés : les chats, les chiens et les oiseaux.
Les effets recherchés se basent principalement sur les conclusions d'études déjà réalisées par des chercheurs en neutraceutiques ou dans d'autres domaines de recherches principalement axés sur les aliments fonctionnels. Chez les trois groupes d'animaux, l'élaboration d'un mélange de souches de bactéries lactiques spécifiques a été testée. Le but était de restaurer la santé de l'animal dont le mauvais état découlait d’un désordre d'ordre bactériologique gastrique.
2 - Justification de l'étude
Depuis quelques années, des recherches démontrent des résultats impressionnants sur l'utilisation des probiotiques dans l'alimentation humaine. D'autres résultats positifs ont été rencontrés lors de l'utilisation de souches de probiotiques dans le domaine de l'agroalimentaire. Il semble que l'utilisation des probiotiques puisse améliorer de façon significative la santé des humains et des animaux. Le domaine des neutraceutiques et des aliments fonctionnels se développent développe rapidement, malgré que relativement peu de recherches ont aient été faites sur les animaux familiers.
La motivation première de cette recherche est de trouver des mélanges probiotiques aptes à répondre à des besoins spécifiques de propriétaires d'animaux domestiques. Nous avons ciblé trois problèmes particuliers qui peuvent, à notre avis, être résolus ou du moins amoindris par l'amélioration de la qualité de la flore intestinale des animaux. Les études déjà réalisées nous portent à croire que les problèmes énoncés ont de bonnes chances d'être réglés avec un traitement aux probiotiques adéquatement formulé.
L'utilisation des probiotiques s'inscrit également dans le cadre de la réduction de l'utilisation des antibiotiques dans le domaine animalier.
Nous avons évalué la qualité des probiotiques présentement disponibles dans le domaine animalier. Les principales lacunes rencontrées sur ces produits sont :
- Un entreposage déficient ;
- La faible quantité de probiotiques contenus dans les échantillons analysés;
- La mauvaise qualité des produits de remplissage.
Cette réalité nous indique que les produits destinés aux animaux de compagnie actuellement offerts sur le marché sont généralement de piètre qualité, ce qui explique la réduction considérable des effets projetés sur l’usage des probiotiques.
3 - Objectifs et hypothèses testées
3.1 Les oiseaux
Il est reconnu que l’avènement de la diarrhée chez les oiseaux peut rapidement dégrader leur état de santé. L’affaiblissement rapide de l'animal, lié à la vitesse de son métabolisme, nécessite une intervention rapide afin d'éviter des problèmes plus graves. Un déséquilibre de la flore intestinale est souvent responsable de ce type de problème qui peut découler d’un simple stress vécu par l’animal.
Chez les oisillons, le dérèglement de la flore intestinale est très souvent mortel. L'oisillon vient au monde stérile et les parents ont la tâche d'ensemencer le transit digestif de leurs jeunes lors de la becquée. Un désordre dans la flore intestinale des oisillons tend à détruire la membrane fécale qui englobe les fientes des oisillons.
Cette membrane, destinée à contenir leurs sécrétions, permet aussi aux parents d’en disposer lors des premiers jours de vie. Son absence ou sa détérioration entraînant un déversement des fientes à l'intérieur du nid, il s’y crée alors un milieu propice à la prolifération des bactéries pathogènes. Cet environnement néfaste pour la croissance et le développement des jeunes entraîne souvent la mortalité au nid.
L'étude tentera de démontrer que l'utilisation de probiotiques spécialement formulés et administrés de façon régulière élimine les diarrhées en maintenant une flore intestinale en bon état en période de repos et de stress. De plus, la mortalité au nid devrait être sensiblement réduite.
3.2 Les chats
L’odeur désagréable émanant des litières des chats incommode bien souvent leurs propriétaires. Ces odeurs sont générées par des gaz sulfurés. Les sous-produits sulfureux sont imputables à certains types de bactéries présentes dans l'intestin des chats. Ces bactéries de type anaérobique, responsables de putréfactions, se retrouvent souvent dans les excréments des chats. Il est reconnu qu'un bon mélange de probiotiques réduit les gaz et et crée un environnement plutôt hostile aux bactéries sulfato-réductrices responsables des odeurs.
L'étude tentera de démontrer que l'utilisation de probiotiques spécialement formulés et administrés de façon régulière élimine les odeurs et restaure une flore intestinale de façon à ce qu’elle devienne saine et hostile aux bactéries responsables des odeurs.
L’odeur désagréable émanant des litières des chats incommode bien souvent leurs propriétaires. Ces odeurs sont générées par des gaz sulfurés. Les sous-produits sulfureux sont imputables à certains types de bactéries présentes dans l'intestin des chats. Ces bactéries de type anaérobique, responsables de putréfactions, se retrouvent souvent dans les excréments des chats. Il est reconnu qu'un bon mélange de probiotiques réduit les gaz et et crée un environnement plutôt hostile aux bactéries sulfato-réductrices responsables des odeurs.
L'étude tentera de démontrer que l'utilisation de probiotiques spécialement formulés et administrés de façon régulière élimine les odeurs et restaure une flore intestinale de façon à ce qu’elle devienne saine et hostile aux bactéries responsables des odeurs.
3.3 Les chiens
La période du sevrage engendre un stress important chez les chiots, duquel découle parfois un désordre du système digestif. Une telle situation oblige souvent les éleveurs à reporter la vente de leurs chiots, ce qui leur occasionne inévitablement des frais supplémentaires. Il arrive même qu’un acheteur retourne à l’éleveur un chiot atteint de diarrhée. Chez les chiots, les diarrhées peuvent parfois, dans certains cas, s’avérer mortelles.
En allaitant ses chiots, la mère les protège naturellement des désordres intestinaux. Cette situation s’explique en partie par le fait que certains types de bactéries sont transmises de façon naturelle par le biais du lait maternel.
Trois phénomènes survenant lors du sevrage peuvent influencer négativement la flore intestinale du chiot, soit : la réduction du nombre de bactéries bénéfiques produit par la mère; un changement dans le milieu de culture des bactéries (généré par le passage de la nourriture liquide à la nourriture solide); finalement, un changement dans l’environnement du chiot lié à son désir de quitter le nid maternel.
L'étude tentera de démontrer que l'utilisation de probiotiques jumelés à un prébiotique, spécialement formulés et administrés de façon régulière, élimine les diarrhées des chiots lors de la période de sevrage en maintenant une flore intestinale en bon état et hostile aux bactéries pathogènes.
4 - Plan expérimental
4.1 Les oiseaux
La méthode d’évaluation sera basée sur les deux principes suivants : les relevés journaliers notés sur une fiche d’observation, et l’analyse de la croissance des oisillons par pesée quotidienne.
Posologie utilisée :
Compte tenu des résultats des recherches déjà faites sur les volailles, la quantité de probiotiques donnée aux oiseaux sera de 2,5 X106 UFC par gramme de poids de l'oiseau, ce qui représente une source importante de bactéries protectrices et bienfaisantes. Ainsi, une dose pour un canari sera de 50 X106 UFC par jour (un oiseau pèse 20 grammes en moyenne). Pour atteindre cette dose, nous mélangerons 1.5 gramme de produit concentré à 1,8 X109 UFC/g dans 100 grammes de pâtée. Le mélange sera légèrement humecté et servi dans des petits augets contenant 2 grammes du mélange.
Pour le youyou, une dose sera de 190 X 106 UFC par jour.
Pour les inséparables, elle sera de 100 X 106 UFC par jour.
Puisque l’alimentation en pâtée semble problématique pour ces deux types d’oiseaux, nous devrons ajouter les probiotiques directement dans l'eau. D'après nos relevés, le youyou boit 14 grammes d'eau par jour et les inséparables, 7,5 grammes. Ainsi, nous ajouterons .8 gramme du produit par 100 ml d'eau.
4.2 Les chats
Nous inviterons, par le biais des journaux, les propriétaires de chats domestiques à participer à une étude. Nous sélectionnerons ensuite les gens particulièrement incommodés par l’odeur des litières. Tout au long de cette étude, les chats devront être nourris à la même fréquence et avec la même nourriture qu’en temps normal.
Posologie utilisée :
À chaque jour, chacun des chats soumis à cette étude recevra une dose de .8 gramme par jour par chat d'un produit d'une concentration de 12,6 X109 UFC, soit environ 10,0X109 UFC/jour. Pour faciliter l’étude, environ une cuillère à soupe de nourriture en conserve devra être mélangée aux probiotiques.
Chaque propriétaire participant à cette étude devra peser son ou ses chats à chaque semaine et remplir quotidiennement un formulaire d’appréciation.
4.3 Les chiens
Aux fins de cette étude, chacun des chiots d’une portée recevra .8 gramme d’un produit d’une concentration de 4,7X109 de UFC par gramme, soit environ 3,8X109 UFC par jour. Nous savons que malgré une dose de .8 gramme par 2,5 kg de poids administrée aux chiots, certains chenils sélectionnés ont subi des problèmes de prolifération de parasites (coccidiose) dans le transit intestinal des chiots en période de sevrage. Nous savons aussi que l'ajout de probiotiques dans l'alimentation tend à restaurer la flore intestinale bactérienne. La coccidiose étant due à la prolifération d’un protozoaire, il est possible qu’un traitement antiparasitaire soit nécessaire avant l’utilisation de probiotiques.
Les probiotiques pourraient alors restaurer la flore intestinale des chiots, éliminer les diarrhées et améliorer leur vitalité.
5 - Résultats
5.1 Oiseaux
Au moment de l’acquisition de psittacidés, probablement en raison du stress engendré par le changement d’environnement, nous avons remarqué que leurs fientes étaient relativement liquides. Un premier traitement aux probiotiques ayant été effectué dès leur arrivée, une amélioration de la consistance de leurs fientes était notée après
12 heures seulement. Malgré le fait que nous ayons augmenté à près de quatre fois la dose prescrite, aucun effet secondaire n'a été noté. Les fientes sont devenues plus fermes et les oiseaux sont demeurés très actifs. Aucune perte ou augmentation de poids n'a été notée après et pendant le traitement. Les essais se sont déroulés sur une période de 6 mois.
L'arrêt d'ajout de probiotiques dans leur alimentation a engendré, après plus ou moins 4 jours, une légère perte de consistance au niveau des fientes. Cette expérience confirme la colonisation et l'efficacité du produit. Il semble que les bienfaits reliés au traitement aient un effet qui tend à se maintenir pendant une période d'environ 18 jours.
Une dose de maintien administrée aux cinq jours semble être suffisante pour assurer les effets souhaités.
Chez des canaris en période d'élevage, l'augmentation du poids a été notée à tous les jours. Deux groupes ont été testés. La mortalité au nid a été de 15 % pour le groupe n’ayant pas bénéficié de probiotiques (5 couples), alors qu’elle a été de
3 % - un seul oisillon est mort - chez le groupe qui en a bénéficié (7 couples).
5.2 Chats
Les résultats obtenus concernant les odeurs dégagées par les litières des chats ont été surprenants. Observée chez tous les sujets participants, la réduction des odeurs, bien que subjective, s’est chiffrée entre 60 et 90 %.
Toutes les personnes ayant participé à cette étude possédaient des chats dont les litières étaient, selon elles, particulièrement malodorantes. Nous avons pu remarqué que l’alimentation des chats influait directement sur l’odeur des selles. Plusieurs des chats soumis à l’étude étaient alimentés, à l’occasion ou de façon régulière, avec de la nourriture en conserve.
La plupart des propriétaires de chats se plaisent à donner à leurs compagnons, à l’occasion, ce type de nourriture qu’ils considèrent souvent comme une gâterie. D’autres s’entêtent à ne les nourrir qu’aux conserves, d’où découlent souvent les odeurs et les diarrhées associées à ce « traitement de faveur ».
Les résultats positifs rencontrés se sont avérés encore plus marqués chez les chats qui consommaient des aliments en conserve ou qui étaient sujets à des diarrhées chroniques.
5.3 Chiens
De nombreux éleveurs ont vu, chez leurs chiots, les problèmes habituels de diarrhées complètement résorbés. Tous ont noté une amélioration de la condition générale. En résumé, les résultats observés chez les chiens se sont avérés, en grande majorité, très positifs.
Cependant, les selles liquides peuvent parfois être associées à une attaque virale ou à la présence de parasites. En pareils cas, l’usage de probiotiques ne peut être d’aucun secours puisqu’il ne s’agit pas de problèmes d’ordre bactériologique.
Étant moins agressifs que les antibiotiques, les probiotiques doivent être utilisés sur une base préventive dès les premiers jours de sevrage. Leur utilisation lors d’un désordre bactériologique important ne peut remplacer un traitement aux antibiotiques. Cependant, après un tel traitement, un probiotique spécifiquement élaboré pour les chiens peut réduire, et même éliminer, les cas de récidives.
6 - Conclusion
Les résultats observés lors de l'utilisation de PROBIAVI se rangent du côté des conclusions des recherches déjà réalisées sur l'usage des probiotiques.
Plusieurs formules ont été mises à l'essai avant d'obtenir ces résultats. Si certains mélanges se sont révélés complètement inefficaces, trois raisons principales expliquent cette stérilité, soit : le choix inapproprié des ferments lactiques, une concentration trop faible et un entreposage déficient. |